Je tiens tout d'abord à rendre hommage aux 70 militaires français tués en Afghanistan, ainsi qu'aux 500 de nos soldats blessés.

Sans entrer dans la polémique enclenchée par le Figaro (voir article ici), je souhaite rétablir la vérité sur les positions que j'ai prises quant à la présence française en Afghanistan : j'assume pleinement les positions que j'ai défendues initialement puis, au vu de l'enlisement et des pertes humaines, l'opposition au renforcement de cette présence et la demande d'un calendrier de retrait

Quelle est la position la plus courageuse : promettre un retrait des troupes françaises d'Afghanistan en pleine campagne électorale pour faire exactement l'inverse une fois élu, comme l'a fait Nicolas Sarkozy, ou bien - comme je l'avais fait -  assumer  l'engagement militaire de la France tout en étant attentive à l’évolution de la situation et à l'utilité de cette présence ?

En avril 2007 Nicolas Sarkozy s'était engagé à un retrait des soldats français d'Afghanistan estimant que la présence de la France n'était pas décisive. En effet, ce n'était pas notre position, précisément dans la continuité des décisions que nous avions partagé après le 11 septembre 2001.

Par la suite, dès le mois de mars 2008, au regard des risques d'enlisement de l'absence de garanties prises pour protéger nos soldats, j'ai demandé un débat au Parlement et me suis opposée au renforcement de la présence Française en Afghanistan, décidé par Nicolas Sarkozy à la demande de G Bush.

Je me suis prononcée pour un objectif de retrait des troupes en septembre 2008, en demandant  une échéance et un calendrier.

Si le Président de la République avait pris dès ce moment cette décision, la France aurait engagé depuis longtemps, et certainement même accompli à ce jour, son retrait d'Afghanistan. Et des vies de soldats français auraient été épargnées.