Ségolène Royal était l’invitée du journal télévisé de France 2 ce dimanche soir. Elle a redit à la fois sa volonté d’être la Présidente des solutions équitables, d’une morale de l’action pour redonner sens et efficacité à la politique.

 

D’abord je rassemblerai les socialistes (…) nous rassemblerons ensuite bien sûr les écologistes, l’extrême gauche, mais aussi les centristes humanistes, mais aussi la droite gaulliste » a déclaré Ségolène Royal.

« Une certaine droite a perdu cette tradition gaulliste et moi, je veux rassembler tous ceux qui veulent réussir à gauche, mais dans le rassemblement des valeurs républicaines » a-t-elle conclu.

Ce nécessaire rassemblement est une conviction constante de Ségolène Royal. Elle l’exprimait ainsi à Arçais au cœur du Marais Poitevin, lors de sa déclaration de candidature pour la primaire citoyenne et l’élection présidentielle, en citant le Général de Gaulle :

« Pour que la situation de nos enfants soit égale ou meilleure que la nôtre tout simplement.

C’est ce que l’on appelle le progrès social.

C’est le vrai sens de notre histoire, histoire que je veux écrire avec vous.


Qui ne voit que notre Etat Providence, a été tellement démoli que les acquis de la Résistance devront être à nouveau reconstruits.

Je pense en particulier à la Sécurité Sociale, aux retraites, à la santé, à la dignité au travail, à la liberté des médias qu’il faudra rendre indépendant du pouvoir de l’argent, comme le proclamait le conseil national de la Résistance.

Pourquoi la droite qui nous gouverne a oublié les leçons de l’après-guerre et la conception désintéressée de la politique qu’avait le Général de Gaulle, auquel elle se réfère tout en tournant le dos à sa pensée, « il faut compenser les ferments de divisions sous peine de danger mortel » disait-il, ou encore « il faut viser haut  et se tenir droit ». On en est loin.

Ce n’est pas parce que la droite qui nous gouverne a abandonné ce qui lui restait comme référence structurée que la gauche doit rougir d’être fidèle à sa mission en reprenant le drapeau « de cet acte d’énergie, de cet acte de foi qui conditionne la résurrection de la France. La France est malade il faut que la guérison soit à son œuvre » écrivait-il. Jamais ces mots écrits dans une autre période sont, pour aujourd’hui, n’est-ce pas, criants de vérité. Eh bien, puisqu’une partie de la droite affairiste les a laissé tomber, n’hésitons pas à les porter. Et un jour prochain, tous les républicains humanistes convergeront vers la gauche unie, pour accomplir le changement.


Oh j’ai bien entendu et vous aussi (« désormais quand il y a une grève en France plus personne ne s’en aperçoit »), le mépris à l’égard de tous ceux qui sont obstinément descendus dans la rue pour défendre les acquis sociaux et la valeur  travail, sa juste reconnaissance par des salairPrésidentees et par des retraites qui permettent de vivre et pas seulement de survivre. Et toutes les luttes sociales des ouvriers qui se battent contre les délocalisations financières, et les  parents d’élèves qui se battent pour maintenir les écoles de leurs enfants.

La gauche n’a pas à rougir de défendre la sécurité sociale, l’œuvre de ceux qui en regroupant toutes leurs forces ont permis  à la France de retrouver  son équilibre moral et social.

La gauche n’a pas à rougir de vouloir redonner au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

C’est pour toutes ces raisons que je propose aux Français de construire un ordre social juste, appuyé sur la force citoyenne de chacun d’entre vous.

Je m’y suis préparée et  j’y suis prête. »



Ségolène Royal, à Arçais le 26 juin 2011.

Retrouvez ici l'intégralité du discours d'Arçais.