Tribunes

Vingt thèses pour repartir du pied gauche, Jacques Julliard

Tribune publiée par Jacques Julliard. (Libération du 18/01/10)

Un texte stimulant, qui embrasse les grandes évolutions du capitalisme depuis trente ans et leurs conséquences pour la gauche. L’avènement d’une société d’actionnaires, mue par la voracité de quelques uns au détriment du bien-être et de la liberté de tous les autres ; le chantage du capital, mobile et mondialisé, sur le travail, de plus en plus précarisé et sous-payé ; la « décivilisation » des rapports sociaux et la marginalisation des grandes organisations collectives, notamment syndicales ; la capitulation de l’Europe… toutes ces tendances sont scrutées par le regard sans concession de Julliard. Parce qu’elles contenaient, chacune à leur manière, les ferments de la crise.

Sortons du dogmatisme économique

Tribune de François Rebsamen dans Le Monde du 7 mai 2009.

"Une crise sans précédent frappe de plein fouet l'économie mondiale. La France connaît, à son tour, le cortège grandissant des fermetures d'entreprises et de licenciements dont les salariés sont les premières victimes. Nous entendons le désarroi des salariés, l'inquiétude de toute une population, la menace de la pauvreté pour un nombre toujours plus grand de Français.

Les écarts de langage de Nicolas Sarkozy : un handicap compétitif

Tribune de Sophie Bouchet Petersen parue sur marianne2.fr

L’incontinence langagière de Nicolas Sarkozy est de notoriété publique. Aux psys d’apprécier ce qu’il entre d’infantile dans cette jouissance de la transgression verbale, danscet acharnement à rapetisser autrui, ministre, opposant de la République ou chef de gouvernement étranger. Je ne ferai à l’exhibition de cette ivresse de soi, aussi répétitive qu’un symptôme, nul procès en « folitude », car c’est de politique qu’il s’agit et, pour le pays, de conséquences diplomatiques et économiques.

Ségolène voit clair et loin

Jean-Pierre Mignard a publié une tribune dans Libération, daté du 5 mai.

" Ainsi donc ce serait la dernière mode. Pour conjurer l’idée même d’une candidature de Ségolène Royal à la présidentielle de 2012, et pire, d’une victoire, on décrète, expressis verbis, qu’elle est «folle». Eh oui pas moins. Ce propos, que dis-je ce diagnostic, est dû à François Bayrou dans les colonnes de l’Express le 15 avril, lui qui nous avait pourtant habitués à des considérations plus élevées. Passe encore pour ce monsieur Lefebvre, porte-parole de l’UMP, qui s’est fait une spécialité de s’inspirer des méthodes de psychiatrisation des opposants dans les manuels de la police politique de l’ex-URSS, mais Bayrou quand même !

Plutôt qu'anticolonialiste, Nicolas Sarkozy est l'avocat de la bonne conscience française

Tribune de Sophie Bouchet Petersen dans Le Monde daté du 23 avril.

Triste coïncidence : c'est dans l'édition du Monde datée du 17 avril, jour anniversaire de la mort d'Aimé Césaire, que Jean Daniel tance Ségolène Royal pour n'avoir pas salué à Dakar l'audacieuse "profession de foi anticolonialiste" nichée dans le discours qu'y prononça Nicolas Sarkozy en 2007. L'auteur du Discours sur le colonialisme doit s'en retourner dans sa tombe ! J'ai trop de respect pour les engagements au long cours du fondateur du Nouvel Observateur pour ne pas avouer ma perplexité devant cette étrange distribution de bons et mauvais points.