Génération

Synthèse de l'Université "Quel avenir pour l'éducation ?"

Couleurs de Trentemoult - cyan et orange

 

Le samedi 15 janvier 2011, plus de 500 personnes se sont réunies au Théâtre du Soleil, à Vincennes, pour participer à l'Université Populaire Participative sur l'éducation, organisée à l'initiative de Ségolène Royal par Désirs d'Avenir et nos amis du Théâtre de Soleil. Avec Ariane Mnouchkine pour hôte, et Jack Lang, député du Pas-de-Calais et ancien Ministre de la Culture et de l'Éducation Nationale, pour « grand témoin », dix personnalités étaient invitées à intervenir dans une discussion pilotée par Dominique Bertinotti, maire du IVe arrondissement de Paris : Victor Colombani, président de l'Union Nationale Lycéenne (UNL) ; Véronique Decker, directrice d'école à Bobigny, membre du réseau des enseignants en résistance pédagogique ; Yves Dutercq, professeur à l'université de Nantes, sociologue de l'éducation ; Patrick Gonthier, secrétaire général du syndicat UNSA éducation ; Pascal Griffoul, proviseur du lycée Guillaume Apollinaire de Thiais ; Bernard Hugonnier, directeur adjoint à l'éducation de l'OCDE qui a dévoilé en décembre 2010 les résultats de l'enquête PISA 2009[1] ; Kaïs Idriss, vice-président de la FCPE à Paris ; Bruno Julliard, secrétaire national à l'Education du Parti Socialiste ; Alice La Penna, ancienne élève « décrocheuse » puis élève en micro-lycée ; Paul Robert, agrégé de lettres classiques, auteur de La Finlande, un modèle éducatif pour la France?.
Retrouvez l'ensemble des interventions en vidéo en cliquant sur cette page.

 

Pour garantir la précision de l'Université, il a été décidé qu'elle se concentrerait sur l'éducation jusqu'au lycée inclus : l'enseignement supérieur et la recherche, notamment, devant être traités par ailleurs.

Le triple postulat de l'Université était : le constat partagé, premièrement, de la situation critique de l'Education Nationale en France, que révèlent notamment le nombre si élevé d'échecs scolaires, la reproduction des inégalités sociales et économiques, le mal-être de nos enseignants ; l'affirmation, deuxièmement, que l'éducation constitue aujourd'hui comme hier le pilier de tout programme socialiste digne de ce nom ; la conscience, enfin et surtout, que l'éducation est la condition première d'un avenir meilleur pour la France. Dans son discours de clôture, Ségolène Royal a résumé ces trois idées en une formule claire : « L'éducation est le défi du siècle ».

Pour la liberté d’accès à la contraception, la parole est à vous

L’Inspection Générale des Affaires Sociales a livré un rapport édifiant sur la prévention des grossesses non désirées et la prise en charge des interruptions volontaires de grossesse (IVG). Ce rapport pointe d’importantes difficultés et blocages, sources de grandes détresses :
30 000 grossesses de mineures, rareté des cours d’éducation sexuelle, l’absence de gratuité de la contraception pour les mineures, difficultés d’accès à l’IVG entre 12 et 14 semaines et barrières à l’utilisation de la contraception d’urgence (pilule du lendemain).

Pour les jeunes : l'urgence

Plan présidentiel pour « la formation, l'apprentissage et la professionnalisation des jeunes » : appelé « plan d’urgence » ce programme porte bien son nom. En effet, plus de six mois après le début de la crise financière rien n’avait été fait pour la population la plus touchée : les jeunes. C’est donc dans l’urgence que Nicolas Sarkozy tente de donner le change.

De Jackson à Obama : un fil politique ?

Comme des millions de téléspectateurs, nous avons regardé en direct les obsèques de Michaël Jackson, événement planétaire qu'on ne peut balayer d'un revers de main au motif qu'il ferait diversion par rapport aux sanglantes répressions de la Chine et de l'Iran, au coup d'Etat du Honduras et à bien d'autres tragédies subies au même moment par les peuples du monde. Car ce deuil mondialisé et cette « communauté d'émotion » (comme la nomme Paul Virilio, penseur des vitesses contemporaines), il faut tâcher aussi d'en comprendre le sens. A la mort de John Lennon, les radios mondiales observèrent une minute de silence. Mais la ferveur éplorée et partagée sous toutes les latitudes qu'a suscitée la mort de Michaël Jackson est proprement inédite.