Culture

Le Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine, Molière 2010 du théâtre public

Le Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine reçoit le Molière 2010 du théâtre public pour sa dernière création « Les naufragés du fol espoir »

Le jury des Molière ne s’y est pas trompé. En couronnant « Les naufragés du Fol espoir », ils couronnent d’abord le message de la dernière création d’Ariane Mnouchkine. Un message puissant, sur la fraternité et le combat qu’il faut mener, au corps à corps, physique et moral pour faire triompher une communauté humaine juste et bienveillante.

Tout le dit, le montre, le suggère dans cette pièce . A travers l’histoire de la réalisation d’un film muet. Nous sommes à la veille de la guerre de 14-18 mais aucun des protagonistes ne le sait.

 

« La culture n’est pas un luxe, mais une nécessité »

Dans une interview au journal Libération, Najat Vallaud-Belkacem souligne l'importance sociale de l'accès à l'art et à la culture alors que les conséquences des réformes territoriales et des désengagements de l'Etat vont commencer à se faire durement sentir.

Libération : Constatez-vous aujourd’hui les premiers effets du désengagement de l’Etat et des collectivités locales vis-à-vis de la culture ?

Jean Ferrat, hommage au poète combattant

Ce samedi 13 mars, Jean Ferrat, le poète combattant s’est éteint à l'hôpital d'Aubenas, à une quinzaine de kilomètres de son village d'Antraigues-sur-Volane, en Ardèche.
Artiste, il s’est engagé, au service de tous les combats pour la fraternité, la révolte et l'idéal communiste. Jean Ferrat créait pour résister et pour aimer. Il était l'auteur, l'interprète et le compositeur de plus de deux-cents chansons qui sont notre bien commun. Nous nous joignons à la tristesse de tous ceux qui perdent un ami, un poète humaniste et combattant, un camarade.

Voici sa chanson "Nuit et Brouillard" dont on a peine à imaginer qu'elle était censurée dans les années soixante comme "Potemkine" ou "Ma France" :

Sarkozy anti-colonialiste ? Réponse à Jean Daniel

Triste coïncidence : c’est dans l’édition du Monde datée du 17 avril, jour anniversaire de la mort d’Aimé Césaire, que Jean Daniel tance Ségolène Royal, coupable de n’avoir pas salué à Dakar l’admirable « profession de foi anti-colonialiste » nichée dans le discours qu’y prononça Nicolas Sarkozy en 2007. L’auteur du magistral Discours sur le Colonialisme doit s’en retourner dans sa tombe ! Concédant que, dans la seconde partie de son discours, le Chef de l’Etat s’était « laissé aller à une méditation ethnologique douteuse », Jean Daniel appelle l’étourdie à se repentir de son péché d’omission et à exprimer ses regrets de n’avoir pas souligné « l’audace » inouïe des propos présidentiels sur la colonisation.

Opéra : Billy Budd "l’inéluctable sacrifice de l’ange".

Billy Budd est un opéra en anglais de Benjamin Britten d’après la nouvelle d’Herman Melville (dont l' œuvre maîtresse est Moby-Dick ) écrite peu avant sa mort (1891) et qui ne sera publiée qu’en 1924 en raison de ses « aspects scandaleux »

C'est avant tout une œuvre traitant de l'Être et du Faire, de la futilité de la bonté incapable de s'exprimer, de l'individualisme face à la société, le tout empreint d'une homosexualité latente.

Censure de la loi Hadopi

Avec la censure de la riposte graduée par les « sages » du Palais royal, Christine Albanel essuie un nouveau camouflet.
On se souvient en effet que la loi Hadopi avait été rejetée en première lecture à l’Assemblée nationale et qu’ensuite les députés européens avaient voté contre le principe de la suspension de connexion Internet prévu par le texte.

Redécouvrir Chopin

L’année 2010 célèbrera le bicentenaire de la naissance de Frédéric Chopin. Polonais par sa mère, Français par son père. C’est si vrai que le compositeur est enterré au Père Lachaise à Paris mais que son cœur, selon son vœu, est enchâssé dans l’un des piliers de l’Eglise Sainte Croix de Varsovie.

Plus de 2000 concerts, expositions,  événements audiovisuels, sont prévus dans le monde entier pour rendre hommage à l’immense compositeur qu’il fut.

Et si nous redécouvrions Frédéric Chopin, cantonné depuis trop longtemps dans la figure un peu simpliste du musicien romantique, terrassé dans la fleur de l’âge, à 39 ans par la tuberculose, aux amours tourmentées avec George Sand.

Bien sur, Frédéric Chopin est tout cela mais sa musique est avant tout universelle. Par la virtuosité de ses pièces, souvent très courtes, très sophistiquées, qui touchent immédiatement les cœurs. Par l’esprit qui guidait le pianiste : son obsession à «exprimer, disait il, l’âme et le cœur de l’homme» Par son enracinement et son amour de la musique populaire que l’on retrouve dans les «polonaises» et les «mazurkas».

Enfant prodige qui composa sa première pièce à 7 ans, déraciné à 20 ans, après l’insurrection de Varsovie, en 1830, contre la Russie, acclamé en Pologne et à Paris, amoureux passionné au corps rongé par la maladie, Frédéric Chopin a consacré sa vie au piano, révolutionnant la technique pianistique en établissant un nouveau lien entre l’instrument et le compositeur. Il aimait d’ailleurs répéter à ses élèves qu’il fallait savoir chanter pour bien jouer du piano. Il était donc naturel de rendre hommage à l’homme qui fait «chanter son piano» à travers un autre virtuose, le «Roi du piano» comme le surnommaient les critiques : Vladimir Horowitz.

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Concerts, publications, événements audiovisuels, expositions marqueront cette année du bicentenaire de la naissance de Frédéric Chopin. La richesse et la diversité de l’œuvre du musicien sera mise en lumière dans le monde entier, et particulièrement en France. Toutes les informations sur le site : Chopin 2010