Ségolène Royal vue par les journalistes européens

Lors de l'émission "Transeuropéenne" sur France Inter le 2 mai, les journalistes européens sont revenus sur l'image de Ségolène Royal dans leurs pays. Nous vous conseillons la lecture du résumé de l'émission sur lepost.fr, fait par Mel36.

Ségolène Royal vue par les journalistes européens


"L'émission Transeuropéenne qui réunit sur France Inter les correspondants des journaux étrangers en France est revenue samedi 2 mai sur le cas Ségolène Royal qui avait fait beaucoup parler notamment après ses excuses à José Luis Zapatero.


Il ne semble pas, à les écouter, que Ségolène Royal ridiculise la France, contrairement à ce que Frédéric Lefèbvre et ses consorts de l'UMP ont essayé de nous faire croire. Apparemment, elle ridiculise plutôt les hommes politiques par sa capacité à les énerver, comme le soulignait la journaliste portugaise Ana Navarro Pedro : "A Lisbonne, beaucoup de femmes de tout niveau social, quand on leur dit qu'on est journaliste en France, demandent tout de suite "Et Ségolène? Et Ségolène ?". Ce qui plaît, c'est sa capacité à énerver ces messieurs de la politique. Elle les énerve au point qu'on les entende dire que ça relève du domaine psychologique. L'énervement qu'elle suscite me semble à moi aussi relever du domaine psychologique. "

Et pan, Frédéric Lefèbvre !

Le journaliste italien Daniele Zappala reprend une analyse déjà entendue dans la bouche du royaliste Jean Louis Bianco : "Elle essaye d'exister après avoir raté l'accession au gouvernail du PS, mais je pense que ça fait parti d'une stratégie plus large, de jouer à contre courant. On le voit avec son insistance sur la valeur de la fraternité qui est la plus délaissée aujourd'hui de la République. Elle joue l'anticipation, et ce n'est pas dit que ce soit une mauvaise stratégie."

La correspondante d'un quotidien finlandais, Heli Suominen trouve quant à elle "qu'on ne peut que admirer la jolie tactique de Ségolène Royal. Au lieu de critiquer les paroles de Sarkozy, ou dénoncer ce qu'il dit, elle demande pardon comme au Sénégal. C'est une tactique un peu maternelle, mais très forte. Ce n'est peut-être pas très constructif, mais c'est tellement agaçant qu'on ne peut que admirer."

Pour le journaliste Britannique Philip Turle : "Il y a une phrase que Laurent Joffrin a dit que je trouve géniale : "c'est une (sic) OVNI politique". Elle roule pour elle même, elle fait ce qu'elle veut, elle fait des remarques. Elle alimente ça de façon pimentée."

Et de souligner qu'il y a eu "une (sic) tollé dans la presse espagnole pour dire que Sarkozy était hautain, autoritaire, qu'il disait des choses pas vraies... et bien depuis que Sarkozy est parti en Espagne, on s'adore. On adore surtout Carla Bruni. Et en Grande Bretagne, si on demande aux britanniques qui ils connaissent comme femmes en France, il y en a deux : d'un côté Carla Bruni et Ségolène Royal de l'autre. C'est formidable, n'est-ce pas ?"

C'est Martine Aubry qui doit trouver ça moins formidable..."

(Sources: France inter, Le Post.fr)