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Mardi, 16 juin 2009

UPP sur la Crise - Intervention de Guillaume Garot

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Ségolène Royal m’a demandé de vous livrer une courte synthèse après ces travaux d’une immense richesse. Je voudrais tout simplement reprendre les catégories de la feuille de route que nous a tracée Ségolène Royal à l’instant. Une feuille de route qui concerne à la fois le travail collectif que nous faisons, mais également celui que nous devons produire avec l’ambition d’alimenter le projet socialiste de toute la gauche. Je voudrais retenir les points saillants, les pistes à creuser et les possibles à inventer. Ceci, toujours avec cette idée, ce souci, qui consiste à être à la fois dans le local mais aussi dans le global et de passer incessamment de l’un vers l’autre. 
1er défi : Gouverner l’économie mondiale et réduire les inégalités.

Il faut partir du constat que fait Jean-Pierre Fitoussi : Depuis 20 ans, jamais les inégalités n’ont été aussi larges et jamais la redistribution ne s’est autant faite au profit des riches.

Il nous disait alors la chose suivante : Remettre plus d’égalité c’est faire plus de croissance.

Alors, quelles sont les propositions faites ce soir ?

D’une part, défendre encore et toujours l’idée d’une coopération généralisée à l’échelle mondiale. La vraie dimension est globale et mondiale. Ce qui signifie qu’il faut relancer l’Europe à la fois comme pôle de qualité et comme pôle de développement au sein de l’économie mondialisée.

D’autre part, nous devons à l’échelle de l’Europe et de notre état, relancer la fiscalité.

Le débat est en effet de savoir ce qui doit peser sur le travail et sur le capital. Le débat a été ouvert de fort belle façon ce soir. L’idée est qu’il faut toujours remettre au cœur de notre réflexion l’égalité et la progressivité. Et à cet égard, le bouclier fiscal c’est justement cette remise en cause : si l’on désire davantage d’égalité, nous avons besoin de progressivité.

Enfin, il y a l’idée d’un modèle financier fluide et mieux réglementé, avec une réglementation mieux ciblée afin de ne pas pénaliser l’innovation. C’est Philippe Aghion qui nous le disait tout à l’heure avec beaucoup de conviction.

2ème défi qu’a tracé SR ce soir : Construire des sécurités nouvelles.

1ère idée  La grande proposition à considérer comme la grande avancée sociale de la prochaine décennie, c’est la Sécurité Sociale Professionnelle. La confiance crée le dynamisme. Lorsqu’on a peur, on n’avance plus. Par conséquent, une société qui a peur est une société qui n’avance pas. Pour créer cette confiance, il faut donc créer cette SSP. Il s’agit non seulement d’un parachute social, mais si l’on se place d’un point de vue économique, cette SSP représente aussi un parachute ascensionnel pour le développement de notre pays.

2ème idée, sortie très nettement ce soir, c’est l’exigence de repenser le financement de la protection sociale. Il y a un vrai débat en France avec la TVA Sociale. En tous cas, il apparaît clairement que le financement de la protection sociale ne peut pas reposer uniquement sur les revenus du travail

3ème défi :    1.La révolution écologique avec la nécessité d’une grande politique de l’énergie comme outil considérable de croissance.

2. Considérer que la croissance verte doit être un objectif de sortie de crise et que sans cette ambition-là, on ne peut avancer.

3. Reconnaître la performance écologique comme un critère de mesure du développement.

4. La contribution exprimée par M. Barbier, Président du Groupe de Compétitivité en Poitou–Charentes et l’idée que SR avait défendue pendant toute la campagne des élections présidentielles, à savoir : Généraliser ce qui marche et généraliser à tout le territoire les excellences qui ont fait leurs preuves sur ces territoires, et les intégrer au sein de domaines tels que l’énergie, l’habitat, etc.

4ème défi : Libérer les énergies par l’éducation, la recherche et le soutien aux entreprises, ce qui signifie :

1.    Mettre le paquet sur la recherche et le développement.

2.     Engager, et c’est très important, une politique industrielle sur de nouveaux domaines. Ce n’est pas simplement la sidérurgie, c’est aussi le numérique et l’environnement.

3.     Décliner des politiques de filières de manière à ce qu’elles soient portées à l’échelle des territoires.

A Laval, nous traversons une crise de l’automobile absolument terrible. En Italie, ils ont le sens du territoire, ils ont le sens du territoire en commun, et nous serions bien inspirés de le faire à l’échelle de nos filières territoriales. Toujours au sein de ce quatrième défi, comme le disait Philippe Aghion tout à l’heure, il faut définir un projet général à échelle européenne puisqu’il s’agit de la bonne dimension pour penser et agir.

5ème défi :

1.    Cela a déjà été dit par M. Martin, «  La démocratie, encore et toujours ».

Le dialogue social est créateur de richesse. Il faut donc réfléchir aux tissus neufs à créer afin de favoriser ce dialogue dans les entreprises. Parler de « veille industrielle » est quelque chose qui mériterait d’être regardé de près et généralisé ensuite.

2.    L’idée de notre ami, Président des Jeunes dirigeants d’entreprises, c’est la réforme de la gouvernance des entreprises, et là aussi il y a un immense chantier à construire.

3.    Enfin M. Alghan disait que la transparence est absolument indispensable si on veut restaurer, créer et consolider la confiance. Il faut aller vers plus de transparence à tous les échelons du pouvoir, non seulement politique, mais aussi économique.

Voilà tout ce qu’on pouvait retenir des travaux si denses que nous avons conduit ce soir. L’objectif et l’ambition que nous avons avec SR, c’est de rendre possible le nouveau monde dont il est question. C’est de créer la confiance en particulier pour tous ceux qui croient aux valeurs de la gauche et qui se désolent de son état actuel. Alors le défi est devant nous. Travaillons pour que la gauche retrouve des couleurs. Nous avons bien avancé, il nous reste encore du pain sur la planche. Mais ce soir, il y avait de l’enthousiasme et aussi l’espoir de Désirs d’avenir. Alors continuons ensemble.

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