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Catégorie: Bibliographies
Année: 2009
Note: Assemblée Nationale / Commission des affaires culturelles
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Description

Ce rapport parlementaire rédigé par un élu UMP, est publié en marge des propositions ministérielles de réforme du lycée. Il s’appuie sur de nombreuses auditions réalisées auprès de spécialistes de l’éducation, de personnels ou de lycéens rencontrés lors des déplacements des députés de la mission parlementaire.

L’objectif de la réforme proposée est de passer d’un lycée conçu exclusivement comme une fin en soi à un lycée préparant les élèves à l’enseignement supérieur. Pour ce faire, il propose de casser « l’effet filière » et d’encourager l’autonomie des élèves. L’orientation doit être améliorée et inscrite dans le projet d’établissement des lycées. Les élèves doivent être mieux préparés à choisir de façon cohérente leur filière dans l’enseignement supérieur. Ce projet serait mené à bien au moyen d’une redéfinition de l’organisation des classes de lycée et des horaires consacrés aux différentes disciplines, en développant l’enseignement modulaire et les évaluations par compétence, et en accordant davantage d’autonomie aux établissements. Cette réforme se prolongerait logiquement dans l’enseignement supérieur, avec une refonte de la première année de licence organisée autour d’un tronc commun.

Ces propositions s’apparentent largement au projet ministériel de réforme des lycées annoncé en 2008 par Xavier Darcos. Il introduit toutefois quelques innovations comme l’idée d’une refondation des horaires de cours en tenant compte des rythmes biologiques des élèves (séances de 45 minutes et disciplines générales en première partie de journée). Toutefois l’intérêt du rapport n’est pas là.

Il dresse une radiographie des malaises du lycée parmi lesquels on peut relever :

-          Le taux d’échec y est encore trop important. Le Bac est obtenu par 64 % d’une classe d’âge. 18 % des jeunes sortent de l’école sans aucun diplôme de l’enseignement secondaire.

-          Ce taux d’échec est nettement plus important pour les bacheliers technologiques. 30 % entrent directement dans la vie active (contre 10 % pour les titulaires d’un Bac général).

-          La classe de 2nd est redoublée par 15 % des élèves. Cela traduit des dysfonctionnements et un manque d’orientation cohérente à la fin du collège.

-          L’orientation est souvent le produit d’un choix par défaut en regard de la série S, qui demeure la voie d’élite et de l’élite (50 % des lycéens généraux y sont inscrits dont la moitié issue de milieux sociaux favorisés).

-          Le tri précoce des élèves est générateur de souffrances et d’anxiété.

-          Les horaires sont de 20 % plus lourds que la moyenne européenne. Le temps consacré au travail personnel est important.

-          18 % des élèves exercent un travail rémunéré pendant l’année scolaire.

-          Les choix d’orientation qui s’offrent aux bacheliers sont souvent obscurs. L’information est insuffisante.Certaines filières ne sont accessibles qu’à un petit nombre d’initiés, souvent issus de milieux favorisés.

-          Les cursus universitaires manquent de cohérence au regard des filières secondaires. Ainsi, les IUT scolarisent 70% de bacheliers généraux, alors que ce sont les débouchés naturels pour les élèves sortants des baccalauréats technologiques. Faute de place ceux-ci sont donc contraints de s’inscrire en licence, et ils connaissent un taux d’échec de plus de 50% la première année.

Les principales lacunes de ce rapport sont de plusieurs ordres :

-          L’absence totale de réflexion sur l’évolution des savoirs et des méthodes pédagogiques. À aucun moment on n’y évoque les langues vivantes ou les technologies informatiques.

-          L’école est encore perçue comme un face-à-face entre élèves et professeurs. Les autres personnels du lycée et les parents sont totalement occultés.

-          Le temps passé à l’école est seulement celui du travail. Ainsi on ne parle pas de l’aménagement de l’espace scolaire, ni d’activités culturelles.

-          La question du recrutement des élèves et de la carte scolaire n’est pas évoquée.

-          Les inégalités sociales constatées ne donnent lieu à aucune proposition de remédiation.

-          Certaines propositions sont essentiellement envisagées afin de réaliser des économies que l’on n’envisage pas de redéployer. Il est dommage que le principal argument utilisé pour réduire le taux de redoublement en classe de Seconde soit d’ordre comptable (économie potentielle d’un milliard d’euros).

-          Toutes ces propositions négligent aussi de réfléchir sur la mobilisation des personnels et des élèves pour réussir cette réforme. Elle veut être imposée, et sans engagement participatif.

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