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Catégorie: Bibliographies
Année: 2009
Note: Paru dans Le Monde - 17/03/2009
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Description

Ouvert à la rentrée 2008, le collège Georges-Charpak de Goussainville (Val-d'Oise) est sorti de terre équipé des dernières technologies high-tech en matière d'éducation. Objectif : rendre attractif l'établissement dans une banlieue qui bénéficie d'une image scolaire dégradée et alléger le poids des cartables. Les manuels restent à la maison à disposition des élèves tandis que les enseignants utilisent des ressources numériques projetées sur un tableau tactile pour dispenser leurs cours. Les éditeurs ont joué le jeu en fournissant des manuels numériques et numérisés.

-          Situé dans une banlieue défavorisée à quelques encablures des pistes de Roissy, Goussainville n'attire pas a priori les enseignants chevronnés. La jeunesse de l'équipe éducative a contribué à la réussite du projet.

-          Pas spécialement calée en informatique, Delphine a appris vite, apprivoisant au fil des semaines les multiples fonctions qu'offre le tableau numérique interactif. "Maintenant, explique-t-elle, j'utilise des vidéos et des enregistrements en anglais sur Internet. Les situations sont plus authentiques que dans les manuels scolaires traditionnels. Du coup, les élèves sont plus motivés et ont davantage envie de parler."

-          Mahatsangy Ravoajanahary, principal du collège - M. Ravo pour son entourage -, détaille le dispositif. L'établissement, qui est prévu pour 600 élèves en accueille pour l'instant 375. Il est équipé de 17 tableaux numériques interactifs, 25 à la prochaine rentrée. Chaque professeur a reçu un ordinateur portable. Le collège dispose pour les élèves d'une salle informatique "XXL" avec 30 ordinateurs en libre accès. Par ailleurs, un jeu de 30 portables supplémentaire est disponible pour les professeurs qui auraient besoin ponctuellement d'équiper leur classe.

-          Le collège s'est également doté d'un environnement numérique de travail qui permet à tous, élèves, professeurs, mais aussi administration, de se connecter à partir d'un ordinateur à une sorte de bureau virtuel grâce à un mot de passe. Les élèves peuvent ainsi communiquer avec la classe, leurs enseignants avoir accès à leur emploi du temps et à des ressources numériques (encyclopédies, dictionnaires, manuels...).

-          Le câblage de l'établissement a coûté environ 200 000 euros, l'équipement en ordinateurs et en tableaux numériques, 300 000, soit un surcoût de l'ordre de 200 000 à 250 000 euros par rapport à un collège neuf classique.

-          Comment fonctionne un tableau numérique interactif ? Un écran blanc tactile est relié à un ordinateur par un câble ou sans fil. Un vidéoprojecteur affiche l'écran de l'ordinateur sur celui-ci. "Le tableau proprement dit est une sorte de grande tablette graphique. Un logiciel permet d'effectuer toute une série d'actions grâce au stylet électronique"explique Laurent Odic, de la société Interwrite Learning, le fournisseur. En cliquant sur des icônes, l'utilisateur a accès à des outils comme un stylo, une gomme, un compas. Il peut, par exemple, agir sur une carte géographique affichée à l'écran en y ajoutant des informations, ou sur une figure géométrique.

-          "Cette nouvelle technologie bouleverse notre façon d'enseigner, explique Anne-Lise Potempa, professeur d'histoire-géographie. Nous pouvons inclure dans nos cours du son, des vidéos, ce qui rend les faits plus concrets pour les élèves." Lors des cours sur la seconde guerre mondiale, l'enseignante a projeté à ses élèves des films d'archives de l'Institut national de l'audiovisuel sur le débarquement, le bombardement de Londres. Elle leur a fait écouter des messages codés de la Résistance. Le système présente aussi l'avantage d'enregistrer les cours, ce qui permet de les envoyer à un élève absent ou de reprendre le cours, le lendemain, où on l'a laissé la veille.

-          Les collégiens ont-ils pour autant de meilleurs résultats ? "Il est trop tôt pour le dire, explique le principal, mais le bilan est très positif, car le dispositif suscite une forte adhésion des élèves et des enseignants." Il souligne toutefois "l'extrême fragilité des élèves en difficulté"face à ces nouveaux outils. "La mauvaise maîtrise de ces nouvelles technologies, souvent liée à une mauvaise maîtrise de la langue se rajoute à leurs difficultés scolaires et risque de creuser l'écart avec les élèves moyens et bons", constate-t-il.

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