Image de diaporamaImage de diaporamaImage de diaporamaImage de diaporamaImage de diaporama

Jeudi, 21 avril 2011

Ségolène Royal et Thomas Piketty : l'intégralité du débat sur la révolution fiscale (Synthèse)

Évaluer cet article
(0 Évaluations)

Au sommaire

Ce mercredi 20 avril 2011, environ 600 personnes se sont réunies à la Bellevilloise, à Paris, pour participer, avec Ségolène Royal et Thomas Piketty, à l’Université Populaire Participative sur la révolution fiscale à mettre en oeuvre en 2012, organisée par Désirs d’Avenir, Le Nouvel Observateur, représenté par Renaud Dély et Terra Nova, représenté par Olivier Ferrand.

 L’Université reposait : d'une part, sur le constat partagé de l’injustice de la fiscalité en France, à la fois régressive (les plus pauvres paient proportionnellement plus d’impôts que les plus riches) et illisible (du fait des complexités accumulées de notre fiscalité) ; et donc, d'autre part, sur l’affirmation de la nécessité d’une transformation structurelle de notre fiscalité en vue de rétablir la progressivité de l’impôt, fondement du pacte républicain, et la transparence de l’impôt, condition de son consentement. Deux textes ont constitué la matière de la réflexion : le projet du Parti Socialiste et le livre de Thomas Piketty, Camille Landais et Emmanuel Saez, Pour une révolution fiscale – un impôt sur le revenu pour le XXIème siècle qui se donne pour ambition de « créer un nouvel impôt sur le revenu, remplaçant un grand nombre de taxes existantes, notamment la contribution sociale généralisée (CSG), l’actuel impôt sur le revenu (…), le prélèvement libératoire, la prime pour l’emploi et le bouclier fiscal » ; auxquels il faut ajouter la partie de la Contribution de Ségolène Royal au dernier Congrès du Parti socialiste, Combattre et proposer, consacrée à la révolution fiscale.

C’est essentiellement sur l’impôt sur le revenu que la discussion a porté. Mais, à la suite de la discussion, plusieurs participants ont pu poser des questions qui ont élargi la réflexion à d’autres domaines de la fiscalité : l’écologie, les sociétés, la consommation et le patrimoine notamment. Les interventions sont consultables en vidéo à l’adresse sur le site Désirs d'Avenir en cliquant ici.

 


Préc Suivant »

2015-03-11 09:32:49
Lu 15024 fois

1 Commentaire

  • mardi, 18 novembre 2014

    Bonjour Madame,
    Il est question, dans cet article, de l'individualisation de l'impôt et du projet de suppression du quotient conjugal cher à T. Piketty. Mme Royal oppose, à juste titre, le raisonnement selon lequel lorsqu'une femme perd son emploi, elle est doublement pénalisée dans le cas de la suppression du quotient conjugal. Mme Royal a raison. Mais alors, pourquoi ne se limiter qu'à ce seul cas de figure ? Pourquoi parler de la femme alors que ça peut tout aussi bien être l'homme qui perd son emploi. Cette opposition très juste de mme Royal met en lumière le fait que cette suppression du QJ aurait, pour de nombreuses familles modestes, des conséquences désastreuses. Par extension, n'est-il pas juste de reprocher au gouvernement de geler les retraites sauf celles inférieures à 1200 €. Cette exception est présentée comme relevant de la justice sociale ce qui est surprenant. En effet, un retraité touchant une pension inférieure à 1200€ peut vivre avec un conjoint ayant un salaire ou une retraite élevée.
    Est-il juste de dire que ces gens sont dans le besoin?
    À l'opposé, un retraité gagnant 1200€ peut vivre avec un conjoint n'ayant aucune ressource. Il apparaît clairement, à la lecture de ces deux exemples, que la conjugalisation détermine le niveau de vie d'un ménage et que , Mme Royal ne me contredira pas sur ce point, faire abstraction ce cette notion induit à l'évidence, de l'injustice sociale.
    Merci, par avance, pour votre réponse.

Laisser un commentaire

Il vous reste caractères.

Le CLOUD

Les Comités Désirs D'Avenir

Les comités Désirs d'Avenir vous donnent rendez-vous sur leur site.