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Dimanche, 10 avril 2011

Synthèse de l'Université sur la souffrance au travail

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Au sommaire

 

Conclusion : nos 3 propositions principales pour améliorer la condition des travailleurs en France.

Seules des mesures reposant sur une nouvelle vision du travail pourront permettre de changer les conditions de travail. Nous devons renoncer à la logique quantitative du « toujours plus », aussi inhumaine qu’économiquement absurde. Nous savons que la qualité du travail lui-même, et donc la performance économique, dépendent de la qualité du dialogue social et des conditions de travail. C’est cette vision moderne du travail que nous voulons promouvoir.

Parce qu’un travail qui retrouve son sens est mieux effectué, il est de l’intérêt de tous de créer des liens entre les salariés et leurs employeurs, et entre les salariés eux-mêmes, c’est-à-dire de redonner un sens au collectif dans les entreprises où la segmentation des objectifs et l’individualisme ont trop souvent primé.

Enfin, parce que la pression des travailleurs vient aussi de l’insécurité liée au chômage, nous voulons lier les deux questions du travail et de l’emploi en proposant une sécurisation des parcours de vie.

1. Créer les conditions du dialogue social :

• Augmenter la représentation des salariés, à hauteur de 30%, dans la composition des conseils d’administration des entreprises ;

• Renforcer la représentation syndicale, en augmentant le taux de syndicalisation en France, l’un des plus faibles de l’OCDE[1]. Pour cela, créer le chèque syndical pour favoriser de nouvelles adhésions ; donner les moyens aux syndicats d’être une instance de service et de soutien aux adhérents : accueil et conseil aux nouveaux salariés, assistance juridique, etc.

• Faire accéder les toutes les entreprises, y compris les plus petites, à la démocratie sociale, par la mutualisation des structures de représentation au niveau du bassin d'emploi.

 

2. Protéger la santé des travailleurs :

• Renforcer les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Augmenter le nombre des inspecteurs du travail. Rendre publics les rapports des inspecteurs du travail, pour permettre à la société d’influencer, par leurs interpellations, l’équilibre au sein des entreprises. Négocier avec les partenaires sociaux le renforcement de l’indépendance de la médecine du travail

• Pénaliser financièrement sévèrement les entreprises qui n’appliquent pas le droit du travail et où sont avérés des liens entre les souffrances physiques et morales des travailleurs et les conditions de travail.

 

3. Sécuriser les parcours de vie :

• Créer la Sécurité Sociale Professionnelle. Créer un service public de l’emploi, pour redonner à chaque travailleur les moyens de prendre en main son parcours professionnel. Donner à chaque salarié un passeport-formation lui permettant d’exercer librement son droit à la formation professionnelle. Accompagner directement etpersonnellement les demandeurs d’emplois dans les transitions comme la perte d’un emploi, un changement de métier ou de secteur d’activité  : ces transitions ne doivent pas être seulement un risque, mais aussi une possibilité d’accéder à de nouvelles connaissances, de nouvelles qualifications, et de nouvelles opportunités.

• Faire du CDI la norme. Supprimer les exonérations de cotisations sociales aux entreprises qui recourent à un nombre trop élevé de contrats précaires.

• Protéger l’équilibre entre la vie et la vie au travail : au long de l’existence vie avec la sécurité sociale professionnelle ; à son travail, en faisant respecter les temps du repos, en annulant les mesures prises par ce gouvernement pour contourner les 35h (comme la détaxation des heures supplémentaires et la remise en cause du repos dominical).

Désirs d’Avenir

 


2015-03-11 13:14:44
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