Image de diaporamaImage de diaporamaImage de diaporamaImage de diaporamaImage de diaporama

Jeudi, 30 juillet 2015
Évaluer cet article
(5 Évaluations)

Au sommaire

Plus de 120 établissements scolaires et de nombreuses rues ou avenues portent son nom. Jean Zay, assassiné par la Milice française en 1944 est resté pourtant longtemps méconnu. « Un angle mort de la mémoire nationale », selon la formule de Gérard Boulanger qui lui a consacré un ouvrage en 2013 : « L'affaire Jean Zay : la République assassinée ».

Personnalité des années 30, Ministre en charge de l'Éducation nationale et des Beaux arts durant toute la période du Front Populaire et dont l'action fut aussi décisive que celle d'un Jules Ferry, son nom ne figure que rarement en première place dans les manuels d'histoire. Un oubli mémoriel réparé depuis peu avec son entrée au Panthéon en compagnie de trois autres figures de la Résistance : Germaine Tillon, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Pierre Brossolette.

« L'inconnu  du Panthéon » est toutefois le sujet d'une méconnaissance toute relative. Réhabilité dès 1945, des hommages nationaux lui sont rendus aussitôt comme cette cérémonie organisée à la Sorbonne en 1947, en présence du Président de la République Vincent Auriol et de Léon Blum. Mais très vite, les changements rapides de l'environnement national et international issus du second conflit mondial contribuent à effacer la mémoire de Jean Zay. Seule une poignée d'irréductibles admirateurs ou simples « Amis de Jean Zay », du nom de l'organisation qui se créé à Orléans en 1948, ne vont cesser de ranimer son souvenir. Éclipsé durant plus de quarante ans, le nom de Jean Zay réapparaît dans les années 90. En 1994, François Mitterrand inaugure une avenue à son nom à Orléans. A partir des années 2000, plusieurs ouvrages lui sont consacrés. Des historiens, des essayistes et des associations militent alors ouvertement pour son entrée au Panthéon.

Armé très jeune pour défendre les valeurs de la République

Né à Orléans en 1904, d'une mère institutrice protestante et d'un père journaliste d'origine juive alsacienne, Jean Zay est très tôt influencé par les idées républicaines que lui transmet son père. Celui-ci, Léon Zay, s'illustre dans la fondation d'un journal « Le progrès du Loiret » qui s'engage, à l'origine, pour la défense d'Alfred Dreyfus afin de répondre à une presse locale plutôt anti-dreyfusarde. Tout en collaborant au « Progrès du Loiret », Jean Zay qui est entré en franc-maçonnerie sur les traces de son père, devient avocat au barreau d'Orléans puis Député du Loiret pour le Parti radical socialiste en 1932, à seulement 27 ans.

En 1936, l'arrivée du Front populaire le propulse Ministre de l'Éducation Nationale et des Beaux Arts. A 32 ans, il est le plus jeune Ministre de toute la troisième république.


Préc Suivant »

Vidéo

Docs ad Hoc : l'école est à nous ! Réalisé par Stéphane Benhamou et diffusé sur LCP. Avec la participation de Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l'Éducation Nationale © Dailymotion / LCP

Documentation relative

2017-10-01 14:12:45
Lu 20684 fois

Sur le même sujet ...

Laisser un commentaire

Il vous reste caractères.
Partager cette page sur FacebookPartager cette page sur TwitterPartager cette page sur Google +LinkedinAdhérer au flux RSS

Le Cercil

Une histoire de la déportation dans le Loiret.

  • Ancienne Professeur de lettres, Hélène Mouchard-Zay est la fille cadette de Jean Zay. Elle se bat depuis plusieurs années aux côtés de sa soeur Catherine Zay pour faire vivre la mémoire de son père.
    Lire la suite...

École, culture et république

  • École, culture et République L'annonce de l'entrée au Panthéon de Jean Zay a été saluée un peu partout en France. Le Député et le Ministre n'ont pas seulement laissé un souvenir vivace à Orléans sa ville natale ou à Paris. Arrêtons-nous en Bretagne, une région que Jean Zay affectionnait et où il venait régulièrement.
    Lire la suite...

Agenda des Évènements

Il n'y a pas d'évènements

Le CLOUD

Les Comités Désirs D'Avenir

Les comités Désirs d'Avenir vous donnent rendez-vous sur leur site.